Actualité du 26 décembre 11 (SurviT-Banguka)

Burundi-politique

Les Bashingantahe au chevet de l’UPRONA.

Bujumbura le 26 décembre 11 (SurviT-Banguka)

Jean Baptiste Manwangari, ancien député et ancien président du parti UPRONA est toujours au noir. Ou plutôt au froid car il séjourne toujours au cachot à Muramvya. Depuis plusieurs mois, les principaux animateurs du parti se nourrissent mutuellement une haine viscérale. Tant et si bien qu’il risque d’y avoir davantage de dégâts humains si l’on n’y tient pas garde. Que ce soit à la première vice-présidence ou dans les quelques ministères révolus à l’UPRONA (3), les cadres et agents ouvertement opposés au camp Bonaventure Niyoyankana, sont menacés de limogeage. La terreur est palpable comme vient d’en témoigner la femme d’un certain Vianney, cadre au Ministère de la Communication (Concilie Nibigira) et compagnon d’infortune de l’honorable Jean Baptiste Manwangari, embastillé également à Muramvya. Face aux ennuis qui assiègent ce parti, des voix se sont déjà levées en guise d’appel à la raison et à la réunification du parti.

Le dernier est celui des Bashingantahe qui, le 24 décembre dernier, ont exprimé leur vive indignation face à l’inquiétante déréliction dont le parti du Prince Louis Rwagasore est l’objet depuis quelques années. Ils s’indignent particulièrement du dégradant traitement de Jean Baptiste Manwangari, injustement emprisonné loin de sa famille et de son médecin traitant. Les Bashingantahe, membres/sympathisants du parti UPRONA, s’inquiètent fortement et vont jusqu’à comparer son sort à celui de l’ancien premier vice-président de la République Alphonse Marie Kadege, injustement arrêté et dangereusement torturé en juillet 2006.

Pour tenter de sauver le parti et son image, un groupe de Bashingantahe se réunit régulièrement et tente de convaincre l’actuel Président du parti, Bonaventure Niyoyankana afin qu’il ne continue pas à jeter en pâture une certaine frange de leaders du parti. Ce groupe de huit sages du parti est notamment composé de Zénon Nicayenzi, Antoine Nduwayo, Nestor Nitunga, Emile Mworoha, etc. Même si rien n’est encore officiel, tout se ferait sous l’œil vigilant de l’ancien Chef de l’Etat, Pierre Buyoya, lui-même membre du parti UPRONA et manifestement inquiété par l’explosion de ce parti. Mais Bonaventure Niyoyankana serait hostile à ce genre de conseils, arguant que l’organe des sages n’existe qu’au sein du parti CNDD-FDD.

Pour lui faire entendre raison, on serait entrain de lui chercher une voie de sortie, notamment une place au sein de la Est African Legislative Assembly (EALA). La nouvelle législature démarre en juin 2012. Bonaventure Niyoyankana pourrait y croiser Jérémie Ngendakumana, actuel président du CNDD-FDD au pouvoir.

Burundi-sécurité

Le Chef de l’Etat est largement content des prestations de la police et de l’armée.

Bujumbura le 26 décembre 11 (SurviT-Banguka)

N’en déplaisent à ceux qui n’y voient toujours qu’assassinats extrajudiciaires, enlèvements et autres emprisonnements, arbitraires, le Burundi aura traversé de bout en bout l’année 2011 en paix. Cela a été officiellement confirmé par le Chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, à l’occasion de la présentation des Vœux de Nouvel An 2012 aux corps de défense et de sécurité. C’était le 23 décembre, au Mess des Officiers, garnison de Bujumbura. Pour avoir fait preuve de discipline, de professionnalisme et de patriotisme en servant la nation et le peuple burundais, il leur a donc attribué une note de 86,5%. « Vous vous êtes donnés 85% ; je vous accorde la note supérieure de 86,5% pour avoir servi dignement le pays et ses citoyens », a-t-il tranché.
Fermant obstinément les yeux devant le récent rapport de l’ONU qui déplore le lynchage, par la police, de près de 60 citoyens arrêtés et froidement abattus, le Chef de l’Etat burundais a osé déclarer que la population burundaise et la communauté internationale soutiennent les forces défenses et de sécurité pour leur capacité en matière de consolidation de la paix. « La communauté internationale considère notre pays comme un modèle dans la consolidation de la paix en période post-conflit », a-t-il encore souligné. Le même jour, le président du parti présidentiel organisait une conférence de presse pour rejeter toute idée de négociation avec l’opposition. "Nous sommes prêts pour le dialogue avec tous les partenaires politique, mais nous disons Non ! à une négociation parce que ça sera remettre en cause le verdict des urnes alors que nous nous sommes entendus qu'il nous faudra nous courber devant le verdict des urnes", a déclaré le président de ce parti Jérémie Ngendakumana.



 

 
     
     
     
     
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