Actualité du 18 novembre 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Retour à la loi du talion dans le pays

Bujumbura le 18 novembre 10 (SurviT-Banguka)

Depuis que la police présidentielle (ou la police tout court) a entamé une terrible chasse à l’homme pour se débarrasser sans façon des vilains « bandits armés» qui carburent sans le dire pour les partis de l’opposition, les victimes déclarées ont refusé de se laisser canarder comme des mouches. L’heure est étonnamment à la fameuse politique « vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent ». Une véritable loi du talion consistant en la juste réciprocité du crime et de la peine. C’est en tout cas ce à quoi on assiste régulièrement dans les provinces de Bujumbura rural, Bubanza, Cibitoke, Kayanza et dans bien d’autres coins du pays où sévit la nouvelle rébellion qui sème la panique générale. Le scénario est quasi identique : sur orientation des indicateurs « Imbonerakure », les agents de la documentation nationale font irruption dans un ménage, mitraillent sans sommation le père de famille où, dans le pire des cas, toute la famille. Vérification faite, on remarque que la victime était un militant percutant du FNL, de MSD ou encore du FRODEBU, version Léonce Ngendakumana. Comme d’habitude, les enquêtes policières sont vite initiées avant de finir en queue de poisson. Mais à force de lyncher ces voix discordantes, la colère enfle du côté de la population/victime qui décide de se faire justice en frappant mortellement dans le camp adverse, c’est-à-dire CNDD-FDD. C’est ainsi que des assassinats sont enregistrés en cascades et pleurs et grincements de dents alternent des deux côtés.

Burundi-réconciliation

Mécanismes de justice transitionnelle : les opinions divergent encore

Bujumbura le 18 novembre 10 (SurviT-Banguka)

Aux yeux des nouvelles autorités burundaises, la réconciliation est déjà effective dans le pays. Hutus et Tutsis ne se regardent plus en chiens de faïence comme c’était de mise il y a quelques temps. Il est donc temps de plancher sur d’autres priorités et d’enterrer l’historique contentieux de sang et d’exclusion qui a fort marqué les deux communautés. Ce serait aussi pour cela que le Chef de l’Etat se méfie encore du rapport général sur les consultations nationales organisées pour amener les Burundais à s’accorder sur les mécanismes de justice transitionnelle qui leur permettraient à tourner sans heurt les douloureuses pages de leur histoire. Mais n’en déplaise aux nouvelles autorités, la question continue à faire couler encre et salive. Les fora où l’on en parle sont en effet légion. C’est aussi dans cette même perspective que le forum des organisations de la société civile (FORSC) avec la collaboration de « Institute for justice and réconciliation », a-t-il organisé, le 17 novembre, des échanges sur « les mécanismes de justice transitionnelle et la promotion d’une culture de vérité chez les Burundais pour consolider les mécanismes de justice de transition (JT) dans un contexte historique national, marqué par une culture d’impunité forcément enracinée ». Belle occasion pour les participants de rappeler que ces mécanismes font partie intégrante des recommandations de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation d’août 2000 en vue de « mettre fin à l’impunité et affronter le douloureux passé avec courage » pour réconcilier définitivement le peuple burundais. « Il faudrait réfléchir profondément sur les stratégies à mettre en œuvre pour permettre aux témoins de dire la vérité sur cette période marquée par un lourd contentieux de sang. Pour moi, certains témoins sur les massacres du passé pourraient avoir peur de dire la vérité s’ils ne bénéficient pas préalablement de garanties sur leur propre protection en termes de sécurité pour eux-mêmes, pour leurs ayants droit et pour leurs biens. En revanche, d’autres témoins pourraient manifester du courage pour dire la vérité sur les crimes commis au Burundi, mais un tel enthousiasme pourrait être inhibé par la consolidation d’une culture d’impunité dans le pays », indique Mme Gertrude Kazoviyo, professeur d’université et vice-présidente de l’Observatoire de l’action gouvernementale (OAG). Parlant de la protection des témoins, les participants estiment important de verser dans l’arsenal juridique burundais des « outils juridiques » pour la protection des témoins.


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
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Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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