Actualité du 16 juillet 12 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Le pouvoir redistribue les armes aux miliciens du parti présidentiel et l’insécurité grandit

Bujumbura le 16 juillet 12 (SurviT-Banguka)

Les signaux sont au rouge, au registre sécuritaire. Après plusieurs mois d’insécurité larvée et d’exactions ostentatoires des jeunes miliciens du parti CNDD-FDD au pouvoir, des témoignages concordants font état d’une nouvelle campagne de redistributions massives des armes à feu. Les bénéficiaires privilégiés sont particulièrement des démobilisés et d’autres jeunes inféodés au même parti.

Même certains représentants du peuple en sont déjà au courant, comme l’a finalement confirmé l’honorable Bonaventure Gasutwa, député UPRONA. « Nous sommes en contact permanent avec la population qui confirme le fait que les services de renseignement distribuent les armes aux jeunes Imbonerakure et aux autres démobilisés; comme ces jeunes sont conscients du soutien ou de la protection des hauts gradés de la police, ils n’hésitent pas de se promener avec ces armes ou de s’en servir pour tuer, voler ou s’adonner aux autres formes de criminalité », a déclaré l’honorable Bonaventure Gasutwa.

Ses propos ont été confirmés par Pierre Claver Mbonimpa, président de l’association de défense des droits humains et des personnes détenues, APRODH. « Les armes qui ont été récupérées dans le cadre de la campagne de désarmement sont systématiquement distribuées aux démobilisés dont la plupart sont des sentinelles, notamment en mairie de Bujumbura, ici je voudrais illustrer cela par un exemple plus récent : le week-end dernier, dans le nouveau quartier Carama de la mairie de Bujumbura, une sentinelle a dénoncé un autre, l’accusant de détenir une arme, le bruit a couru jusqu’au niveau de la police mais c’est un agent de la documentation qui est venu récupérer cette arme sans que le détenteur soit inquiété outre mesure, nous devons donc nous méfier de toutes ces petites gens, qu’ils soient domestiques, bonnes ou sentinelles; ils sont armés et c’est par la Documentation Nationale qu’ils l’ont été », a déclaré, le 15 juillet 12, Pierre Claver Mbonimpa.

Cet ardent défenseur des droits humains reconnaît que le tableau sécuritaire s’assombrit de plus en plus dans le pays et qu’une poignée de hauts gradés de la police s’activent à traquer les opposants qu’ils décapitent, par après. « Hier, on parlait d’un certain Ndakugarika, il semble avoir passé le témoin à un certain Rwembe qui, aujourd’hui, fait des ravages à Gitega où il coupe les têtes de ses victimes; j’ai déjà compté trois personnes décapitées dont un certain Léandre Bukuru et d’après nos enquêtes, même les corps amputés de têtes, récemment découverts notamment à Muramvya ou à Cibitoke, il s’est révélé qu’il s’agissait des personnes qui avaient été enlevées en province de Gitega », a encore ajouté le président de l’APRODH.


Burundi-enseignement supérieur

La colère des assistants enfle

Bujumbura le 16 juillet 12 (SurviT-Banguka)

Au moment où les étudiants de l’université du Burundi et de l’école normale supérieure manquent cruellement d’enseignants qualifiés, des rumeurs de gestion confuse des bourses d’études pour assistants se répandent comme une traînée de poudre. Le cap de la rumeur a d’ailleurs été dépassé le 14 juillet dernier, lorsqu’un collège d’assistants de l’université du Burundi et une délégation du Cercle du Personnel Enseignant de l’Ecole Normale Supérieure ont cosigné une déclaration officielle dénonçant le clientélisme qui entoure manifestement la gestion des bourses d’études à l’étranger. Ils réclament équité et transparence dans l’attribution de toutes les bourses disponibles. Aujourd’hui, la situation est si confuse qu’il est difficile, sinon impossible, de connaître exactement le nombre de bourses disponibles. Ainsi, à titre d’exemple, pour cette année, seules six bourses d’études ont été officiellement annoncées par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ces bourses sont à partager à la fois par les assistants de l’Université du Burundi et ceux de l’ENS. Mais les assistants ignorent tout des critères basiques qui président à la présélection des candidats boursiers. Ce qui inquiète les assistants en attente d’occasion depuis plusieurs années. A ce rythme, s’indignent-ils en chœur, il est difficile d’assurer la relève au moment où les facultés, instituts et autres départements des deux institutions font face à un manque criant d’enseignants.


 

 
     
     
     
     
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