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Actualité du 14 octobre 11 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Que de charges mises au dos d’Agathon Rwasa.
Bujumbura le 14 octobre 11 (SurviT-Banguka)
Décidément, Agathon Rwasa, rebelle de toujours, est irréversiblement le mouton noir de l’arène politique burundais.
Le pouvoir CNDD-FDD qu’il entend saper jusqu’à la dernière énergie (pour avoir ostensiblement fraudé lors des élections communales
de 2010) l’accuse de tous les maux. Eventuellement pour le couler en vertu de l’adage qui veut que quiconque veut noyer son chien….
Pour le décrédibiliser définitivement vis-à-vis de la communauté internationale, voilà que le patron des Services de renseignement
déterre tous les cadavres qu’il a amassés dans son placard, en particulier au plus fort de la crise.
Certes, le leader rebelle invétéré a publiquement revendiqué certains crimes abominables que le non moins criminel, CNDD-FDD, veut
ramener à la surface : massacres des 166 réfugiés Banyamulenge à Gatumba, attentat meurtrier contre le car Titanic qui reliait le
Rwanda et le Burundi, assassinat à Gitaza, de Monseigneur Michael Courtney, Noce Apostolique. Aujourd’hui, il en rajoute une couche
avec les massacres de Gatumba (18 septembre 2011). « C’est lui, le planificateur, c’est lui l’exécutant, le monde entier doit le
poursuivre jusqu’à son dernier retranchement », dixit le Général Adolphe Nshimirimana, Chef de la Documentation.
Comme pour le vouer définitivement aux gémonies, voilà que l’armée lui met aussi au dos une importante cache d’armes
découverte hier dans la même commune de Mutimbuzi, siège de deux drames historiques prétendument signés de sa main mortifère. En effet,
par le biais du colonel Domitien Kabisa, commandant de la première région militaire (Mairie, provinces de Bujumbura, de Bubanza et de
Cibitoke), l'armée dit avoir saisi plusieurs armes dans deux inquiétantes caches d'armes du FNL. La découverte macabre a eu lieu au
bord de la rivière Rusizi sur la colline de Vugizo de la commune Mutimbuzi.
Le colonel n’est pas avare de détails, s’agissant du nombre et de la nature des armes saisies : 15 fusils de type Kalachnikov, 3 de
types FAL, 1 mitrailleuse, 2 lance-roquettes, 4 bombes, 62 chargeurs et 31 753 cartouches. « Tout cela a été possible grâce à la
complicité d'un rebelle de l'ancien mouvement rebelle Palipehutu FNL reconverti en un parti politique après la signature du cessez-le-feu,
cet ancien rebelle a personnellement participé dans le camouflage de ces armes il y a trois ans, en réalité, les forces de l'ordre et
de sécurité ont eu des échos comme quoi il y a des gens qui se lamentent qu'il y a des caches d'armes ici à Vugizo. Nous avons fait
nos propres enquêtes et à partir de celles-ci, nous avons su que parmi les gens encore vivants qui ont enterré ces armes, il y avait
cet homme qui, une fois arrêté, nous a montré ces caches d'armes parce qu'il venait de voir qu'il a été suffisamment filé ; ça a été
une mauvaise surprise pour lui », a expliqué le colonel Kabisa.
Mais pour ceux qui connaissent bien l’évolution du contexte sécuritaire burundais, il y a lieu de rester sceptique et
de considérer que le show du colonel Kabisa, lui-même ancien rebelle du mouvement CNDD-FDD, n’est qu’un lamentable montage pour faire
croire au monde entier que l’ennemi N°1 du pouvoir est un grand ennemi de la paix. Sans prétendre dédouaner le leader FNL, rien n’exclut
que les armes en question appartiennent au CNDD-FDD et que le rebelle FNL repenti est un acheté pour les besoins de la cause.
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