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Actualité du 6 juillet 12 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Le pouvoir CNDD-FDD tient à l’œil le ministre de la défense
Bujumbura le 6 juillet 12 (SurviT-Banguka)
Parce qu’il agit toujours avant tout en militaire et en âme et
conscience, sans se soucier de vicieux calculs de ceux qui, dans les rangs du
pouvoir CNDD-FDD, tiennent véritablement les rênes du pouvoir central, le général
Pontien Gaciyubwenge, ministre burundais de la défense et des anciens combattants
est pour le moins gênant. Des sources proches de son entourage s’accordent à dire
qu’il a déjà eu maille à partir avec le général Adolphe Nshimirimana, patron du
service des renseignements. Parce qu’il a du caractère et se refuse de signer,
les yeux fermés, les contrats et autres dossiers aussi bidon que compromettants.
Depuis quelques jours, des rumeurs de son imminent remplacement se rependent
d’ailleurs comme une traînée de poudres. Mais ceux qui devraient l’éjecter
auraient dû surseoir à leur décision.
Sauf qu’en attendant, on lui impose, en guise de secrétaire permanent, Silas
Ntigurirwa, un autre général patenté, version FDD pur jus. Il est essentiellement
connu pour avoir happé des milliards d’argent au moment où il officiait comme
Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale de Démobilisation, Réinsertion
et Réintégration des Ex Combattants, CNDRR. A l’époque, d’aucuns lui prédisaient
la prison centrale (dans le meilleur des cas), mais fidèle à lui-même, le Président
burundais l’a transféré à l’Etat-major général de l’armée pour s’occuper des aides
destinées aux militaires démobilisés. Peu avant cette nouvelle nomination, Silas
Ntigurirwa venait de séjourner à Nairobi au Kenya pour une formation d’une année
au Collège de la Paix.
Burundi-sécurité
Les médias se liguent pour dénoncer les dérapages des jeunes Imbonerakure
Bujumbura le 6 juillet 12 (SurviT-Banguka)
Il y a une semaine, une meute de jeunes garçons surarmés blessait
grièvement Eloge Niyonzima, journaliste correspondant de la Radio Publique Africaine
en province de Bubanza. La victime a porté plainte et vu la flagrance/gravité du crime,
la police a mis au noir les auteurs, dont le président de la ligue des jeunes en
province de Bubanza, unanimement cités par des témoins oculaires. Mais comme toujours
et sur pression des leaders du parti, le procureur de la République les a relâchés.
Ces jeunes impénitents ont alors repris les menaces contre le journaliste, jurant même
de le lyncher s’il continue à fouiner sur les dérapages du pouvoir CNDD-FDD ou les
indices d’insécurité qui sont légion dans le secteur. Les menaces se sont d’ailleurs
élargies sur tous les journalistes œuvrant à Bubanza, y compris le correspondant de
l’Agence Burundaise de Presse (ABP), organe public par essence. Le phénomène s’étend
à la province voisine de Cibitoke où les miliciens Imbonerakure profèrent les mêmes
menaces et se promènent, la nuit venue, en uniforme militaire au vu et au su de
l’administration et des forces de l’ordre officiels. C’est devenu d’autant plus
ostentatoire que même les habitants de ces deux provinces commencent à dénoncer
ce comportement. « Ce comportement ne serait pas nouveau dans différents coins de la
province, mais les gens n’avaient pas encore osé lever le petit doigt pour dire non à
ces jeunes qui osent même procéder aux arrestations des citoyens à l’instar des policiers »,
s’insurge la population à Cibitoke.
C’est dans ce climat de tension que l’Union Burundaise des Journalistes
(UBJ) a publié une déclaration, le 5 juillet 12, pour exhorter le Gouvernement à ramener
à l’ordre ces jeunes Imbonerakure avant qu’il ne soit trop tard. « Si rien n’est fait
dans les meilleurs délais, ces jeunes risquent de replonger le pays dans le chaos comme
le firent les miliciens Interahamwe du temps du génocide anti-tutsi au Rwanda en 1994,
nous pensons que le parti CNDD-FDD auquel ils sont affiliés et pour lequel ils travaillent,
devraient tout faire pour arrêter ces dérapages », a fait remarquer Alexandre Niyungeko,
président de l’UBJ.
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