Actualité du 02 mars 11 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Le mystère reste total autour des dégâts enregistrés dans le mouroir somalien.

Bujumbura le 02 mars 11 (SurviT-Banguka)

Cela fait déjà une dizaine de jours que les militaires burundais se font canarder comme des mouches en Somalie. Plusieurs familles burundaises sont aujourd’hui en deuil. Mais le Gouvernement reste épouvantablement muet sur l’ampleur des dégâts. Le dernier bilan officiel fait état de six militaires tués et une dizaine de blessés graves. Les corps des victimes sont arrivés le 26 février dernier.

Mais sur décision de la hiérarchie militaire, la presse a été soigneusement tenue à l’écart. Pour ne pas être véritablement témoin de la démesure du carnage. « Nous avons décidé de ne pas tout montrer au grand public parce qu’il y a des rituels strictement militaires qui se font dans la plus totale discrétion en pareilles circonstances, c’est pourquoi nous tenions absolument à ce que les médias soient à l’écart », a déclaré, le jour de l’enterrement des victimes, le général major Godefroid Niyombare. Mais il n’a pas du tout été cru.

C’est ainsi qu’il a tenté de voiler le désastre en organisant une nième conférence de presse, ce 1er mars 11 à Bujumbura pour noyer le poisson. « Vous posez toujours la question du nombre exact de tués en Somalie, mais je dois dire que l’important n’est pas le nombre dans la mesure où, ce qui nous préoccupe c’est plutôt la cause que nos militaires défendent en Somalie », a-t-il indiqué. Contactée en Somalie, une source digne de foi avance, pourtant, chiffre hallucinant de 200 militaires burundais tués ou disparus en une dizaine de jours.

Au niveau de l’opinion public à Bujumbura, l’exacerbation est à son comble. Et le chef d’état-major général de l’armée en a rajouté une couche en déclarant : « Ntawuhakura izitamurya  (Ndlr, on n’entre pas dans une cruche d’abeilles sans risquer de se faire mordre)». Le parallélisme est révélateur. Comme d’aucuns le soupçonnaient déjà, derrière le très controversé engagement militaire burundais en Somalie se trouverait de nettes commissions en espèces sonnantes et trébuchantes. Mais l’ultime bénéficiaire reste toujours la même oligarchie maffieuse qui mine le pays dans toutes ses dimensions.

Burundi-politique

Manassé menacé.

Bujumbura le 02 mars 11 (SurviT-Banguka)

Officiellement, le parti CNDD-FDD déplore énergiquement « le discours incendiaire » du secrétaire général du Conseil des Sages, organe suprême de ce parti présidentiel. C’est en tout cas ce qu’a publiquement déclaré le porte-parole de ce parti, Onésime Nduwimana, dans le cadre d’une conférence de presse qu’il a organisée en catastrophe pour rassurer militants et autres sympathisants de ce parti. « Ses propos n’engagent que lui et lui seul et je dois dire que le fait d’emprunter la rue par la force de la rumeur et les tracts, et se replier sur la presse pour tenter d’obtenir un peu de crédibilité tout en ignorant l’organe officiel qu’est le Conseil des Sages pour qui il était secrétaire, prouve à suffisance son absence de maturité politique », a indiqué Onésime Nduwimana. Apparemment, il voulait faire comprendre que Manassé est plus isolé que jamais.

Mais manifestement, la brebis galeuse n’a pas tout faux. Aujourd’hui, il est indiscutable qu’une fronde interne traverse le parti aux commandes du pays. La conférence de ce mardi n’aurait pas rassuré les uns et les autres. D’abord parce que les faucons du CNDD-FDD n’étaient pas au rendez-vous à l’hôtel Novotel pour rehausser l’événement de leur présence et soutenir le porte-parole de leur parti. Ensuite parce que même parmi les anonymes qui étaient là, en particulier les garçons du général Adolphe Nshimirimana (au cœur de la contestation car cristallisant la criminalité déplorée), personne n’avait arboré les couleurs du parti, sauf Onésime, naturellement. Enfin parce que tous les commentateurs qui ont voulu s’exprimer par rapport aux propos de Manassé et Onésime ont trouvé ce dernier ridicule, y compris au sein de son propre parti.

Manassé a-t-il agi d’initiative ou véhicule-t-il réellement une opinion largement partagée au sein du parti ? Nombreux sont ceux qui persistent et signent en réaffirmant que Manassé Nzobonimpa ne carbure pas pour un groupe externe au parti. Les jours qui viennent devraient apporter des précisions sur les véritables frondeurs. La seule inquiétude est qu’en attendant le congrès annoncé, les généraux désignés du doigt pourraient actionner leur bien huilée machine de répression et sacrifier, dans le foulée, d’autres innocents.


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissan qu’insupportable.
 1 septembre, 2009
Qui sommes-nous?





Vos réactions et suggestions sont les bienvenues.

 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
ACTUALITE EDITORIAL ABOUT US ARCHIVES DIASPORA CONTACT
Copyright (c) 2009 SurviT Banguka, All rights reserved.