Actualité du 18 mars (SurviT-Banguka)
Burundi – génocide
Les amis de feu Mgr Joachin Ruhuna ont décidé de l’immortaliser
Bujumbura le 18 mars 09(SurviT-Banguka).
Parlez, parlez…il en restera toujours quelque chose. A travers la « Fondation
Monseigneur Joachim Ruhuna », les Burundais apprendront toujours l’amour
du prochain et le respect de toute vie humaine, deux principes fondamentaux
qui résument l’humanisme de ce prélat notoire, cruellement
sacrifié à l’autel de l’inégalable folie meurtrière
des insurgés hutus, le 9 septembre 1996. Pour immortaliser ce monument
de l’Eglise et de l’humanité entière, ses amis ont
mis sur pied une association ou plutôt une Fondation qui lui a été précisément
dédié.
Initialement présidée par le colonel Paul
Rusiga, cette fondation vient de se doter de nouveaux organes dirigeants. C’est
Louis Ndabahagamye qui a été élu au cours d’une
assemblée générale tenue dimanche le 15 mars dans les
locaux de la cathédrale Regina Mundi.
Après son élection,
M. Ndabahagamye a déclaré que la fondation va poursuivre et perpétuer
les œuvres de Feu Mgr Ruhuna, à savoir la recherche et la consolidation
de la paix, l’assistance aux enfants démunis et orphelins. La
Fondation Ruhuna va également poursuivre la collecte des fonds pour
la construction d’un centre de formation professionnelle dans la zone
Kabanga en commune Giheta et la réhabilitation du monument de Feu Mgr
Ruhuna situé dans la ville de Gitega (centre) où il résidait
et où se trouve le siège de l’archevêché du
diocèse qu’il a dirigé avec brio avant sa tragique disparition.
Il a été tué par des rebelles hutus, deux mois après
les massacres de plus de près de 800 tutsis déplacés dans
la commune de Bugendana. C’est précisément à l’occasion
de leur inhumation, le 23 juillet, que Mgr Joachim Ruhuna avait comparé ces
assassins à Caïn qui a toujours erré après avoir
tué son frère Abel. Cette déclaration aux confins de l’anathème
avait alors irrité les terroristes génocidaires si bien qu’ils
ava qu'ils avaient juré de se venger.
Les participants ont soulevé la question de poursuite de ceux qui
l'ont assassiné et qui sont bien connus;le Cndd-Fdd. Le chef des tueurs
est Ndabaneze Zénon, qui est actuellement dans la PNB. Un grand juriste
qui était présent a dit qu'il faut toujours rappeler à la
justice qu'il y a un dossier qui n'est pas clôturé.
Burundi-sécurité.
Le niveau de criminalité monte d’un cran.
Bujumbura le 18 mars 09(SurviT-Banguka).
C’est plus que sérieux. Depuis un certain temps, les Burundais
se font fauchés par des serial killers que la police
n’arrive
toujours pas à identifier. Plus inquiétant encore,
les policiers feraient partie du réseau des mystérieux
tueurs. Et cette criminalité semble
s’intensifier au fur et à mesure que l’on s’approche
des échéances électorales.
Le pire est à venir
vu les nombreuses armes illégalement détenues par les diverses
milices pré positionnées pour arbitrer les élections et
les autres engins de mort que détient la population civile. L’heure
des dégâts a déjà sonné : en province de
Kirundo, une demie dizaine de personnes viennent d’être déchiquetées à la
grenade sur la colline Kagege en commune Busoni.
Quatre personnes de la d’une
autre famille avaient été récemment carbonisées
dans les mêmes condition. Pour tourner rapidement la page avant d’en
ouvrir une autre, la police parle de règlements de compte, de meurtre
de présumés sorciers ou de banditisme à main armée.
Mais à y regarder de très près on constate que ces assassinats
sont plutôt bien programmés et visent l’élimination
systématique des opposants, des tutsis, rescapés du génocide
de 1993 et témoins gênants vis-à-vis des bourreaux qui
ont déjà été définitivement amnistiés.
Burundi-élections.
Le président burundais en campagne électorale.
Bujumbura le 18 mars 09(SurviT-Banguka).
C’est en candidat à la présidence que le chef de l’Eta
burundais sillonne le monde pour vendre son bilan et prouver aux plus sceptiques
qu’il reste incontestablement l’homme de la situation au Burundi.
Après sa visite au pays des pharaons, Pierre Nkurunziza s’est
envolé pour celui de l’Oncle Sam.
A chaque étape de son
voyage, Pierre Nkurunziza ne s’empêche pas de fondre en larmes
devant la beauté et l’immensité de son travail durant son
mandat qui va expirer. Gratuité des soins pour les mères qui
accouchent et les moins de cinq ans, gratuité de scolarisation au niveau
de l’école primaire, reconstruction intégrale de tout le
pays, etc.
Mais sur les véritables problèmes qui minent son pays,
en l’occurrence le génocide auquel il a personnellement contribué,
les malversations, économiques, l’appauvrissement progressif de
la population, les armes qui pullulent au sein des civils, etc. le chef de
l’Etat burundais reste muet comme une carpe.
C’est ainsi qu’au
niveau interne, on observe une lassitude générale. Qu’ils
soient de son parti (CNDD-FDD), des autres organisations ou de la société civile,
les Burundais aspirent au changement. Ils le feront certainement savoir dans
quelques mois à travers les urnes.
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