Actualité du 2 juin 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-malversations.
Les mandataires politiques s’en font plein les poches.
Bujumbura le 2 juin 09 (SurviT-Banguka)
Difficile, pour les hommes et les femmes qui gèrent le Burundi depuis
quelques années, de fixer avec précision les limites étanches
entre le bien de l’Etat et la propriété privée.
L’ultime preuve, pour les plus sceptiques, vient d’être
donnée par l’honorable Gloriose Baradandikanya, première
vice-présidente de l’Assemblée Nationale. Selon les révélations
de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques
(OLUCOME) la camionnette affectée à son service d’intendance
fait régulièrement des navettes entre le Burundi et la Tanzanie, à des
fins commerciales. « La camionnette vient d’être interceptée
au poste douanier de Kobero en provenance de Tanzanie, elle était
chargée de plusieurs sacs de farine, il a été remarqué qu’à l’aller,
le même véhicule transportait du sucre SOSUMO, il s’agit
donc d’une fraude organisée par un mandataire politique avec
les moyens de l’Etat, voilà cette dame incarne le dirigeant
type du pouvoir CNDD-FDD au Burundi, c’est extraordinaire »,
s’indigne Gabriel Rufyiri, président de cette association.
Ce
cas n’est que le signe visible de l’iceberg, car les hommes politiques
s’en font plein les poches impunément et au fur et à mesure
que l’on approche la fin du mandat du CNDD-FDD, les hommes politiques
rivalisent d’ardeur pour happer tout ce qui est à leur portée.
C’est à se demander s’il restera quelque chose pour le
vainqueur des prochaines élections héritera.
Burundi-sécurité
Le réflexe rebelle refait le dessus chez les combattants en instance
de démobilisation
Bujumbura le 2 juin 09 (SurviT-Banguka)
Avec ou sans pécule de démobilisation, les ex-rebelles du
parti FNL restent nuisibles et ne ratent aucune occasion pour sortir leurs
griffes et rappeler que le chaos reste encore leur tasse de thé. Ils
n’arrêtent pas en effet de rappeler aux pouvoirs publics que
même désarmé, le rebelle reste fauteur de trouble. Il
garde son statut de destructeur, consubstantiel à son être.
Pour illustrer cette sauvagerie inentamée, les milliers d’ex-combattants
du FNL massés sur le site de Kirombwe en commune de Kanyosha (Bujumbura
rural) ont quitté leur repaire le 1er juin 09 pour semer le désordre
dans les parages. Armés de couteaux, de gourdins cloutés et
de pierres, ces ex-rebelles se sont rués sur le collège communal
voisin de Kirombwe et ont suscité la panique générale
: pluies de pierres, bruit de casseroles, etc. les collégiens ont été tétanisés
et plusieurs d’entre eux ont été grièvement blessés.
Selon Jérémie Nkinahatemba, directeur du collège assailli,
les élèves ont dû quitter l’établissement
et les blessés ont été évacués vers un
centre de santé du coin, mais les mutins les y ont poursuivis et ont
terrorisé le personnel médical. « Ils demandent au gouvernement
de leur verser rapidement les frais de démobilisation mais la violence
avec laquelle ils ont manifesté leur colère montre qu’ils
avaient d’autres intentions et que le pécule de démobilisation
n’était qu’un prétexte », fait remarquer
Jérémie Nkinahatemba. Il a fallu une intervention de l’armée
pour renormaliser la situation, mais les mutins promettent de récidiver
bientôt.
Rwanda-génocide
Des génocidaires en cavale, selon le TPIR
Bujumbura le 2 juin 09 (SurviT-Banguka)
Malgré d’importants moyens mis às a disposition, le
Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a du mal à mettre
la main sur les principaux responsables du génocide perpétré contre
les tutsis de ce pays en avril 1994. D’importantes récompenses
ont aussi été promises à ceux qui aideraient à leur
arrestation. Aujourd’hui, treize des principaux inculpés continuent
leur cavale. Selon ce tribunal, la plupart se cachent en Afrique centrale
et en Afrique de l'Est. Les juges d'Arusha (nord de la Tanzanie) se veulent
même plus précis. Ils pointent du doigt essentiellement deux
pays : la République démocratique du Congo et le Kenya.
L'un
des gros poissons, Félicien Kabuga se cacherait justement au Kenya.
Considéré comme l'argentier du génocide, le milliardaire
rwandais mènerait en toute quiétude ses activités dans
ce pays où il possède plusieurs biens immobiliers. Autre accusé en
cavale : Augustin Bizimana, l'ancien ministre de la Défense, aurait
dressé une liste de personnes à éliminer puis distribué des
armes et entraîné les miliciens. Le troisième responsable
du génocide : le major Protais Mpiranya commandait la Garde présidentielle,
l'unité militaire la plus active dans les massacres de personnalités
politiques.
Ces deux derniers inculpés se cacheraient dans l'est de
la République démocratique du Congo, une région en proie à une
insécurité qui complique leur arrestation. En tout cas, cette
traque du TPIR ressemble à bien des égards à la recherche
d’une aiguille dans une botte de foin. Les recherchés évitent
avec une aisance suspecte les mailles du TPIR et ce, malgré des récompenses
promises à qui aidera à leur arrestation, la tête de
Félicien Kabuga ayant été mise par exemple à un
prix de cinq millions de dollars américains.
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